Les cadets Rois du Grand Sud

  • 20 mai 2013

Nos Chevaliers de la Boule à Zéro ont dû batailler, guerroyer, ferrailler jusqu’à la dernière seconde contre une très forte opposition.

Et, s’il est probable que les Dieux du Rugby les observaient d’un oeil bienveillant, tant ils réjouissent par leur entrain tous les amoureux de ce jeu, ils ne dûrent qu’à eux-mêmes de sortir vainqueurs de la fournaise que furent les dernières minutes de cette belle finale.

Tout commence sur les chapeaux de roue. Les Rouge et Blanc jouent pour l’occasion en Vert et Rouge, TLA ayant échangé ses couleurs traditionnelles (bleu et rouge) pour les nôtres pour jouer cette finale…

Débutant avec l’avantage du vent, les Castanéens mettent d’entrée les choses au point : on est là pour jouer au rugby !

De fait, après 3 minutes de domination sans partage et d’attaques tous azimuts, Vincent tape à suivre pour Alexis vers l’en-but adverse. Sous la pression, le second centre adverse dégage en catastrophe directement dans les bras de Benjamin… Arthur l’ailier conclut 3 secondes plus tard (5-0).

La domination des Castanéens, par leurs très dynamiques avants notamment, se poursuit implacablement, mais sans se concrétiser au score. Quelques pénalités manquées, quelques imperfections, un en-avant imaginaire sifflé contre l’ouvreur qui s’arrache vers la ligne…

La solution viendra d’une magnifique séquence avants-arrières : touche captée dans la stratosphère par Loulou, et ballon porté bien mis en place, mais les très robustes avants de TLA empêchent toute avancée. Théo le talonneur capitaine décide alors très vite de donner la balle à son ouvreur, qui relaie à son intérieur pour Alexis lancé plein gaz vers les poteaux. Essai ? non ! il est repris à 5 mètres de la ligne, Théo et Théo sont là pour un nettoyage à sec express, Paul ramasse dans le mouvement et en remet une couche, libère instantanément : la défense est à la rue, Tom peut déclencher la séquence gagnante, Vincent donne à Benjamin qui fixe et donne à Romaric qui se fend d’une merveille de passe sur le pas pour transformer un trois contre deux d’école : on n’arrête plus un Arthur bien lancé à 10 mètres de la ligne. (10-0)

La domination des nôtres se poursuit sans partage jusqu’à la demi-heure de jeu, mais sans réussir à marquer de nouveau.

Jusque là c’était facile. C’était même trop beau pour être vrai. TLA n’allait en effet pas tarder à montrer pourquoi ils étaient invaincus cette saison et classés n°1 des phases qualificatives.

Après une touche et un maul neutralisé par les castanéens, le n°10 adverse crochète son vis-à-vis à l’intérieur et perce. Une passe (ratée) plus loin, le ballon est ramassé par le n°6 lancé comme une balle qui ne peut être repris qu’à 50 cm de la ligne. Sur le ruck ainsi formé, une passe pour un seconde ligne bien lancé suffira pour casser ce qui reste de défense… (10-7, 32ème minute).

Les Nord-Toulousains annonçaient la couleur : à partir de ce moment il ne serait plus question que de percussion et de pénétration en puissance.

Et dès la reprise, vent dans le dos et la confiance retrouvée, ils se ruent à l’assaut.
Première touche, le n°10 voit sa passe contrée mais récupère le ballon et fonce vers les poteaux, il est repris dix mètres avant. Deux minutes plus tard, l’arrière intercalé libère son très puissant ailier gauche bien lancé, mais Antoine veille au grain et le plaque sèchement en touche sur la ligne des 5 mètres, ce qui permet à Vincent de nous dégager jusqu’aux 22 mètres.

Sur la touche, Louis-Jean contre magnifiquement, mais Tom, voyant arriver en même temps le ballon et l’excellent n°6 adverse, décide sagement de revenir au paquet et de remettre le ballon dans la machine à laver. Bien vu, car quelques secondes après, Alexis le supplée pour lancer une attaque classique de la  plus belle eau : Vincent, Benji, Rom transmettent à toute vitesse à Arthur lancé et bien décalé à l’intérieur de ses 22 mètres. Allez Arthur, y’a plus qu’à.

Y’a plus qu’à casser un premier plaquage en poursuite, y’a plus qu’à raffuter le candidat défenseur suivant, y’a plus qu’à taper à suivre pour griller l’arrière qui rapplique , y’a plus qu’à dribbler 20 mètres avec le souffle du défenseur dans le cou, à récupérer le ballon et aplatir en moyenne position. Un essai « signé Furax ! » transformé par Benjamin ( 17-7, 40ème).

Mais rien n’est fini, TLA remet la pression dès le coup de renvoi, et obtient une pénalité bien placée (17-10, 42ème). 5 minutes plus tard, un maul est arrêté sur la ligne… Puis le surpuissant n°8 adverse se fait renverser à 5 mètres du but. Et puis, et puis, et puis… finalement, une combinaison 8/9/10 envoie l’ouvreur entre les poteaux. (17-17, 50ème).

Pour les nôtres, il reste 20 minutes à tenir, contre le vent, et contre les assauts furieux de joueurs athlétiquement supérieurs et revigorés par cette égalisation.

Et justement, c’est dans les dix minutes qui suivent que Castanet arrache son bouclier, de haute lutte, dix minutes de feu où, avants et arrières tous unis, ils font le jeu à 100 %, attaquant sans relâche, manquant de 50 cm un quatrième essai (en-but trop court, à Castanet on marquait :-) et surtout ne rendant aucun ballon. TLA s’épuise en défense sans parvenir à passer la ligne médiane. Lorsqu’ils y parviennent enfin, (60ème) ils sont déjà moins frais…

Après ? il n’est plus question que de courage, de replacement, de solidarité défensive, encore et encore jusqu’à cette dernière touche concédée à 5 m de notre ligne, et sur laquelle, comme un symbole, c’est Lancelot qui éloigne le danger d’une claquette autoritaire. Le Graal est à nous.

Les Chevaliers de la table Ovale :

Tommy Delibes, Théo Marty (Cap), Paul Sidobre, Loulou Labrande, Flo Menguy, Lancelot Gonindard, Alex Thuriès, Théo De Bortoli, Tom Hébrard, Vincent Poumirol, Arthur Forestier, Benjamin Laffont, Romaric Justes, Alexis Le Scoul, Antoine Delapierre, Paul Petit-Talamon, Kevin Becourt, Sacha Loubié, Pierre Fenech, Yann Gonzalez, Valentin Galaud, Victor Boher. (Et tous ceux qui ont participé à l’aventure sans être sur le terrain pour la finale. Tous Champions !!!)

Entraîneurs : Alain Peitavi, Fred Averous, Franck Valançon

Reporter : Pascal Bru.
J’y étais, j’ai tout vu, et je suis super fier d’eux !