Se qualifier et sauver Mauléon
«Nous avons toutes les probabilités en tête ; la plus saine est de gagner avec le bonus.» Le centre Gillen Guiresse n’a pas besoin de calculette, il va avoir deux challenges à disputer : celui de gagner avec Castanet et, par la même occasion, sauver son club de toujours Mauléon (si Hagetmau perd, les Basques sauvent leur place, quel que soit son résultat.)
Blessé à la fin de la phase aller (fracture du sinus frontal), Gillen Guiresse a été absent des terrains pendant deux mois. Il revient au bon moment.
Basque et fier de l’être
Basque et fier de l’être, Gillen a dû quitter son club de toujours par force plus que par raison à l’orée de cette saison : «Ma copine a été mutée à Toulouse, je l’ai suivie du moment que ma profession de kiné libéral me le permettait.»
Arrivé dans une région nouvelle pour lui, il n’était pas question de renoncer au rugby tout en voulant évoluer en Fédérale 1. C’était Blagnac ou Castanet. La réflexion n’a pas duré une éternité, son choix s’est porté sur la banlieue sud. «La renommée, les bons échos ont dicté ma réponse d’autant que les discours des entraîneurs, le plan de jeu et le projet présenté collaient parfaitement à mes aspirations.»
Très vite, il s’est fondu dans le moule devenant le parfait successeur de Céolin et le complémentaire idéal de San Vicente. «Il a fallu apprendre à se connaître, trouver une certaine cohésion entre les nouveaux et les anciens. C’est la principale différence avec Mauléon, club plus formateur.»
Pour lui, les mauvais résultats du début de saison en sont les causes : «Nous avons su rectifier le tir, depuis décembre nous sommes dans les qualifiables, il serait dommageable de ne pas poursuivre la saison.»
Il ne veut pas voir une autre issue que le maintien pour Mauléon, et les phases finales avec Castanet. C’est une ambition de tout rugbyman. Il a déjà goûté à ces moments, l’an dernier il a joué la finale de Fédérale 2 (perdue contre Chambéry aux tirs au but). Passer cette étape, c’est, ensuite, la cerise sur le gâteau.